Événements hybrides et RSE : ce que le secteur attend vraiment de toi
Le secteur de l'événementiel représente 32 milliards d'euros en France et emploie 455 000 professionnels. Les attentes des clients évoluent, tout comme les compétences recherchées. Suivre une formation événementiel permet d'anticiper ces mutations et de se préparer aux nouveaux défis d'un secteur en pleine transformation.
L'hybride s'est imposé, de façon permanente
Ce n'est plus une tendance post-Covid. En 2025, les événements hybrides représentent 45 % des événements, contre 28 % en 2023 (Alliance Événement, 2025). 83 % des événements d'entreprise incluent désormais une partie hybride ou sont entièrement virtuels. Ce chiffre signifie quelque chose de clair : organiser un événement aujourd'hui, c'est presque toujours gérer deux publics en même temps, avec deux logiques différentes.
Un participant en présentiel et un participant connecté depuis chez lui n'ont pas les mêmes attentes, pas le même rapport au temps et pas la même façon de s'engager. Coordonner les deux sans que l'un prenne le dessus sur l'autre demande une vraie maîtrise de la gestion de projet, des outils numériques et de la communication multicanale. C'est précisément ce type de compétence que les recruteurs cherchent aujourd'hui.
La RSE devient un critère de sélection
59 % des demandes incluent désormais des critères RSE, et en 2025, 1 appel d'offres sur 3 intègre des exigences liées au développement durable dans son cahier des charges (Wisembly, 2025). Ce n'est plus un argument de vente optionnel : c'est une condition pour répondre à certains marchés.
Les priorités concrètes des organisateurs portent sur la compensation carbone, la réduction des plastiques, le choix de fournisseurs éco-responsables et l'utilisation de matériaux recyclables. Pour un chef de projet événementiel, ça se traduit par des décisions à prendre à chaque étape : choix du lieu, sélection des prestataires, gestion des déchets, bilan carbone post-événement. Ces arbitrages ne s'improvisent pas. Ils demandent une culture RSE intégrée au pilotage de projet du début à la fin.
Ce que ça change dans la gestion de projet
Un événement intégrant la RSE n'est pas juste un événement avec moins de plastique. C'est un projet repensé dès la phase de conception : choix d'un lieu accessible en transport en commun, traiteur local, scénographie réutilisable, reporting environnemental inclus dans le bilan final. Intégrer ces contraintes sans dépasser le budget ni compromettre l'expérience des participants, c'est une compétence de management à part entière.
Le programme de la formation événementiel de l'Ecole Internationale Tunon aborde directement ces enjeux : pilotage budgétaire, management de la qualité, conduite du changement et gestion de projets à enjeux complexes font partie du cursus. Ce sont les blocs de compétences qui permettent de répondre aux nouvelles attentes des donneurs d'ordre sans sacrifier la rigueur opérationnelle.
Rennes, un terrain d'entraînement concret
La Bretagne n'est pas en reste sur ces sujets. Les festivals, salons professionnels et événements corporate qui s'y tiennent chaque année sont autant d'occasions d'observer ces nouvelles exigences à l'œuvre. Certains organisateurs bretons intègrent déjà des bilans carbone dans leurs comptes-rendus, sélectionnent des prestataires locaux et proposent des formats hybrides pour toucher des publics au-delà de la région.
Étudier à Rennes dans le cadre d'une formation événementiel, c'est pouvoir faire ses stages et son alternance dans cet écosystème local, sur des projets réels. La formation dure un ou deux ans selon le niveau d'entrée, et s'adresse aux titulaires d'un Bac+3 ou Bac+4. Elle se fait en initial, en alternance ou en formation continue.
Des débouchés qui montent en responsabilité
À l'issue de cette formation événementiel, c'est un niveau Bac+5 qui ouvre vers des postes à responsabilité : responsable de projets événementiels, chef de projet artistique et culturel, organisateur de business events, ou directeur d'une agence événementielle.
En 2025, plus de 52 % des professionnels de l'événementiel en France ont vu leur chiffre d'affaires augmenter par rapport à 2024 (modèles de business plan, 2025). Le secteur recrute, et les profils capables de piloter des projets complexes, hybrides et responsables sont ceux qui sortent du lot. Ce n'est pas qu'une question de réseau ou de chance : c'est une question de formation.
FAQ
Une expérience en stage ou en alternance dans le secteur est un atout lors de l'entretien d'admission, mais elle n'est pas exigée à l'entrée. Ce qui compte, c'est la motivation pour le management de projets et une vraie curiosité pour les enjeux du secteur.
Oui. Le MBA se fait en alternance via un contrat de professionnalisation, d'apprentissage ou un stage alterné. Cette formule permet de financer tout ou partie de la formation et de construire une expérience professionnelle solide en parallèle des cours.
Non. Les métiers visés couvrent aussi bien les agences que les entreprises qui internalisent la gestion de leurs événements, les collectivités territoriales, les structures culturelles et les organisateurs de business events. La Bretagne offre un vivier de structures variées pour démarrer.